Chroniques

Retrouvez toutes mes chroniques dans mon livre

« G comme Gratitude ». cliquer le lien

dedicace

« S’il a de la chance, l’écrivain peut changer le monde ».

Arthur Miller 

Aie, aie, aie… une chronique bien inconfortable pour moi.

Audace ou arrogance ?

Chacun étant son propre monde, pensant : quel pouvoir ai-je de l’influencer ? Et pourquoi donc d’ailleurs ? En ai-je le droit ?

            Qui suis-je pour oser croire que mes mots valent la peine d’un arbre mort transformé en papier mâché ?

            Grrr… Stop…

Si je me pose ces questions, en vrai, sérieusement, vous pouvez tout aussi bien dresser la poutre que je m’y pende aussitôt ou me transformer en ver de terre que je fouisse à jamais dans les entrailles de l’oubli.

Et vous aussi d’ailleurs.

Un écrivain, pas plus qu’un média ou un politique ou n’importe quel humain, ne vaut tripette à changer le monde s’il affirme que sa conscience est là.

En tout cas sa conscience première.

Soyons vrais et probes. Il y a mille motivations à vouloir se départir du reste du monde. Aussi basses et viles que notre ego le suggère, aussi humbles et honnêtes que notre talent y contribue.

Tout humain porte en lui ce souhait. Quelle que soit sa pratique, sa fonction, son don, sa particularité à faire quelque chose d’utile à la société. Que ce soit à l’échelle d’une personne ou de milliers, notre vie se gargarise d’être utile, intéressante ou valorisée. D’être un maillon plus ou mois ambitieux de la chaîne.

            L’important, pour tout un chacun, étant de trouver sa place, d’écrire son histoire.

L’histoire de l’humanité.

De ce monde en ébullition qui n’a de cesse de se transformer sous nos regards, nos espoirs, nos actions, nos légendes écrites ou fantasmées.

La peur d’y voyager est notre pire ennemi. C’est comme se dessaisir de notre âme et de ne pas croire qu’elle puisse être en interdépendance de celles des autres.

Brave petit soldat, nous sommes pourtant l’énergie de ce monde.

Humain. Minéral. Animal. Végétal. Tous dans le même panier !

En interaction, toujours. En miroir, souvent. En conflit, parfois.

Ne restons pas prostrés sous les feux des fanatiques.

Ils sont une poignée. Nous sommes des milliards.

Osons la rencontre.

Souhaitons nos retrouvailles.

L’uni-vers nous tend les bras !

63

« Je ne sais pas me taire quand j’ai le cœur qui parle ».

Dostoïevski

Et que le « Oui » s’inscrit en lettres d’or.

Quelle qu’en soit l’issue, quelles qu’en soient les étapes, quel que soit le temps imparti.

« Oui » à chaque instant que je pourrais partager, à chaque parole qui me racontera, aux vents contraires qui pourraient me déstabiliser, aux pluies outrancières des passés boomerangs.

« Oui » à chaque matin de célébration d’un jour nouveau et à chaque soir que mes étreintes embraseront.

« Oui » à la tendresse, au doux, au chaud et à tous les volcans qui agitent ma peau et réveillent mes sens.

« Oui » à la lenteur qui vient pas à pas prendre ma main, s’en défait et revient.

« Oui » à toutes les minuscules de ces secondes intransigeantes qui meurent aussitôt prises et se renouvellent simultanément.

« Oui » à ce mot qu’aucun poète n’inventera jamais pour nommer « plus que la vie », « plus que l’amour ».Cet indéfinissable qui unit deux personnes dans une cohérence confondante. Avouer enfin le chemin parcouru et rendre grâce à ce possible réalisé.

« Oui » à cette constante têtue de chercher plus que la vie en moi, la renouveler, l’enhardir, la réveiller, l’incendier, la brûler de désirs.

Oui, oui, oui.

« Oui » à cette main qu’un ami pose sur moi et qui pourrait tellement me faire pleurer.

« Oui » à ce regard sur chaque parcelle de mon corps qui m’embrase le cœur et l’âme, qui vacille mes certitudes, qui cicatrise mes plaies.

« Oui » à tous ces refus qui sont un besoin d’élan essentiel, que je crains toujours une minute avant et qui, dans l’instant révélé, me laisse pantelante.

Je sais cette seconde définitive où tout bascule. Celle que l’on prévoit toujours si loin et qui nous surprend sans crier gare.

Je sais tous les regrets qui l’accompagnent et la douleur qui la remplace.

Aussi je promets de ne plus jamais retenir aucun souffle ni de me taire.

Je choisis d’être en avance d’une étape plutôt qu’en retard d’un souffle.

Je préfère un « Non » à un « non dit ». Toute vérité à un mensonge. Un cri à un silence.

Je préfère croire que vivre ainsi me sauvera de mourir sans avoir osé. Au diable les codes, les distances, les temps réglementaires.

Je veux du vent dans mes cheveux, du temps sur mes caresses et des matins que le soir emmitoufle.

Je veux des absences qui ne soient pas des blessures, des sourires qui ne grimacent pas, des grands rires et des vrais pleurs.

L’amour ne s’use pas à se vivre, il se multiplie.

Ne te cache pas derrière ton âge, ta lassitude et certaines fatigues du corps.

Je ne voudrais pas mourir sans avoir

eu le temps de t’aimer.

Je ne voudrais pas vivre sans t’avoir

réellement rencontré.

Je ne voudrais pas respirer sans que ton parfum soit devenu ma seconde peau.

Toi,Ma Vie !

 

PhotoChroCoupFolie

Il faut toujours un coup de folie pour bâtir un destin.

Marguerite Yourcenar.

Créer son destin. C’est possible. Chaque jour. Chaque heure. A chaque minute.

Peu importe le nombre de fois où l’on a omis d’y penser.

Où l’on a même oublié que c’était faisable.

Suffit d’une fois. Une seule entre toutes.

Parce qu’il arrive toujours un moment dans la vie où notre regard se pose et voit enfin.

Alors, sans réfléchir, mu par une impulsion jaillie du fond de notre chair et de notre âme, on ose enfin le risque de vivre.

Quel que soit ce destin et ce que nous ou les autres jugerons de fou pour y arriver, soyons sûrs qu’il existe.

Qui sait d’ailleurs si ce n’est pas un coup du destin que d’agir par folie.

L’important est d’y croire. De se laisser emporter. De ne pas réfléchir.

De ne pas, une fois encore, censurer cet instant magique qui force nos peurs pour oser se révéler à nous.

Si de cet instant naît l’enthousiasme, la joie, l’espoir, la volonté.

Si ce coup de folie réveille nos envies, foudroie nos frustrations, anéantit nos peurs.

S’il draine avec lui des kilomètres de rêves enfouis, des torrents de force en sommeil. Alors, suivons-le.

Une fois que nous y aurons cédé, la vraie vie suivra.

Qu’il nous faille par la suite bâtir des plans, biffer des repères, changer de codes, s’armer de courage et de persévérance, soyons sans inquiétude, nous vaincrons.

D’une façon ou d’une autre, quand on est sur le bon chemin, la route s’ouvre toujours.

Rien de grand ne s’est jamais bâti sur du tiède, du mou, du timide.

Quel que soit notre but, il faut une impulsion qui nous soit propre, qui nous transcende.

Il faut oser un risque.

Alors, oublions la comparaison. Il n’y a pas de hiérarchie dans le destin.

Quel que soit celui qui nous attend. Allons-y.

Si votre folie est d’oser ouvrir la porte d’un inconnu, de déménager, de vous lancer dans quelque entreprise que d’aucuns jugeraient hasardeuse, et que ce jour arrive enfin, que vous le reconnaissez, ne reculez plus.

Soyez fous.

Le reconnaître, c’est vous rencontrer. Le suivre, c’est vous trouver.

Qu’il soit commun de dire que nous devons nous méfier de nos impulsions est juste.

Mais un coup de folie n’est pas une impulsion.

C’est comme une évidence qui saute aux yeux, au cœur et à l’âme en même temps.

On n’y résiste pas.

Et qu’importe son amplitude, ses résonances, son degré de faisabilité.

Qu’importe notre âge ou nos obligations, si cet instant passe, vivons-le.

Respectons-nous. Osons le vrai. Le soi.

Que cela change radicalement ou pas notre destin, nous nous serons au moins reconnus une fois.

Le regret est le pire poison de la vieillesse.

Il porte en lui bien des maladies, des lassitudes et des désespoirs.

Choisissons plutôt de vivre et d’assumer même nos coups de folie.

Bâtissons notre destin.

MU8

N’imitez rien ni personne. Un lion qui copie un lion devient un singe.

Victor Hugo.

Ambitieuse perspective : être soi.

Avec pour seule échelle de valeur : la vérité que l’on se doit à soi-même.

Etre soi sans cette peur coutumière de décevoir, de ne pas être à la hauteur. Sans se référer à aucune autre norme que le respect de notre identité.

Faire vivre notre singularité par l’expression de notre différence. Sans obligation d’efficacité ou de gloire à venir.

Juste parce qu’il est bon d’activer nos énergies particulières pour qu’elles fructifient avec joie.

Nous sommes tous Uniques.

Aussi quelle que soit notre place, prenons-la. Sans se soucier d’être « plus » ou « moins » que cet autre à qui nous  accordons plus de mérites.

Épatons-nous nous-mêmes. Dépassons nos propres limites.

Nos idoles doivent devenir source et non miroir.

Faisons fi du faire semblant, des simagrées. Arrêtons de nous mettre la pression.

« Faire comme » n’est même pas faire. Encore moins être ou devenir.

Imiter est de l’ordre de l’apprentissage de la même façon qu’un enfant apprend le piano et fait ses gammes sur la partition de ses maîtres.

A notre âge, nous pouvons jeter nos manuels. Sortir de nos carcans.

Si nous avions dû être cet autre, nous l’aurions été. Restons simples et sincères. Et jouons à notre manière.

Même s’il y a des fausses notes. Des graves réprobateurs ou des aigus larmoyants.

Vouloir copier essouffle nos énergies. Créer les multiplie.

Et si ça doit nous obliger à changer des choses dans notre vie, ayons ce courage.

Le courage d’être Soi. Sans jugement.

Il existera toujours quelqu’un que nous estimerons meilleure que nous. Ça ne voudra pas dire qu’il l’est. Ça voudra juste dire qu’il aura réussi à exprimer sa particularité et à avoir eu confiance en cette différence.

Devenons nous, nous aussi, la personne à imiter.

Réjouissons nous de pouvoir devenir ce à quoi nous sommes destinés. Plutôt que le pâle reflet d’un autre.

Soyons vrais, entiers, sincères, créatifs de nos valeurs.

Alors nous prendrons place dans ce monde, au bon endroit, à la bonne heure

et assurément dans la bonne humeur !

photo 5 (2)

« La vie est courte, autant faire le voyage en première classe. »

Philippe Noiret.

Oui, en première classe. Avec panache ! Et le moins d’entraves possibles.

Comme on ne saura jamais le temps qui nous est imparti, soyons déraisonnables, soyons généreux, soyons vivants.

Ne sous-estimons aucun de nos besoins, aucun de nos désirs. Aucune de nos folies.

Considérons notre vie à sa juste valeur, celle de nos ambitions et de nos rêves.

Libérons nos énergies, forçons nos volontés, croyons en nos décisions.

Au-dessus des orages de la vie existera toujours un ciel bleu. A nous de décider d’y voler. Ou pas !

Ne laissons jamais ce pouvoir à d’autres. N’attendons aucune permission.

Quitte à hurler, pleurer, se maudire d’un égarement ou d’une malédiction, faisons le choix d’en souffrir avec élégance.

Malgré les contingences, et peut-être même à cause d’elles, n’endurons aucune galère sans la faveur d’une immense consolation.

Offrons-nous le meilleur. A chaque occasion, dans l’unique seconde d’une journée s’il en est. Ne soyons pas avares.

Multiplions le don de nous-mêmes. En entier. Sans rien renier. Avec exigence.

Bannissons les « oui, mais, non, si… c’est pas pour moi… ». Méritons ce que nous créons.

Rien ne saurait être trop beau pour notre vie. Ne calculons pas ce qui est à perdre. Parions sur ce qui est à gagner.

Devenons un exemple qui sera une invitation pour les autres.

Soyons la grandeur qui initiera le timide, le faible, le bafoué.

Osons le tout pour le tout. Vivons grand, fort, haut.

La prochaine seconde peut être la dernière. Que celle qui vous menace soit sidérée de votre audace. Ne la sacrifions pas à la médiocrité.

Soyons courageux. Dignes. Vrais.

Ne nous abaissons pas devant nos ennemis, laissons-les courir.

Relevons-nous dans nos combats, qu’ils capitulent devant nos enthousiasmes.

Oui, la vie est courte. Alors vivons-la pleinement. Avec brio.

Qu’elle soit comme un souffle de vent éternel, une caresse providentielle pour chaque personne qui la traversera.

DSCF1057

Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous.

Paul Eluard.

Éternelle question de croire ou pas à ce qui trace notre route.

Fatalité irrévocable ? Karma implacable ?

Libre arbitre personnel ? Intervention mystique ?

Équation rigoureuse ?

Qu’est-ce qui fait que l’on se retrouve à vivre

certains Jours J, certains Instants T ?

Le hasard ? Sans queue ni tête, trublion, espiègle, divin, mystérieux,

quasi miraculeux, aussi magique que cruel parfois ?

Ou le destin comme un agenda préalablement bien rempli,

rendez-vous programmés, choisis, notifiés, circonstanciés ?

Deux écoles, deux modes de pensée, parfois deux croyances

et au milieu de cette grande question existentielle,

Nous, encore et toujours.

Nous, petit pantin de chair et d’os en prise à cette corrélation

beaucoup trop binaire me semble t-il.

Comme s’il fallait que ce soit ou noir ou blanc.

Toute la vie nous montre qu’entre ces deux spectres

existent tellement de variables invisibles à l’œil nu

qu’on ne peut toutes les appréhender avec notre simple conscient.

J’aimerais dire qu’importe la réponse!

Parce que ce qui compte au final,

c’est la somme de tous ces petits pas que nous ferons dans notre vie

pour arriver à vivre l’instant T, je jour J.

Et comment nous nous comporterons

face à ce hasard ou ce rendez-vous.

C’est la somme de tous ces mini hasards et/ou mini rendez-vous

qui choix après choix, circonstances après circonstances,

nous aurons menés là où nous sommes.

Et comme ces mini hasards ou ces mini rendez-vous ne sont eux aussi

que l’amalgame de mini instants T, jours J…

conséquences ou effet boule de neige

depuis la première aube de notre naissance jusqu’à ce jour…

En quoi cela a-t-il un sens de comprendre ?

Réécrire la genèse pour nous distancier de l’émotion,

pour nous permettre de prendre le temps, d’appréhender l’instant.

L’important étant justement de saluer cet instant,

ce présent qui nous propose de vivre une expérience de plus…

heureuse ou malheureuse… qu’importe de la diviniser ou de la maudire…

elle est là… on y est… vivons là…

Hasard ou rendez-vous, nous y sommes…

Qu’importe que nous soyons prêts ou pas, nous y sommes.

Ni en retard ni en avance. Nous y sommes.

Qu’il soit hasard ou rendez-vous,

un jour J préfigure un changement.

Serons-nous à la hauteur, lâches ou courageux ?

Serons nous ouverts aux possibles ou prisonniers de nos schémas négatifs ?

Calmerons-nous nos peurs ?

Vaincrons-nous notre rébellion ?

Là encore notre réaction engendrera d’autres comportements,

d’autres conséquences et d’autres instants.

Et nous continuerons de produire à foison tout ce qu’il faut

pour vivre la prochaine rencontre

et continuer d’écrire notre histoire.

Restons ouverts.

Tout est possible…

553301_10205441214610577_5968234567773555913_n

Là où est le cœur, les pieds n’hésitent pas à y aller.

Proverbe togolais.

Suivre son cœur, faire confiance à son instinct,
oser l’amour, préférer l’aventure.
C’est à la genèse de toute histoire, la motivation principale
qui a mené nos pas là où nous sommes.
On a beau s’être fait avoir dix fois,
il suffit qu’un signal s’allume en nous et hop,
c’est reparti pour un tour.

Au-delà des blessures, des erreurs, des échecs,
même blindés de peurs et munis d’une armure de saines résolutions,
quand le cœur sonne l’heure de battre un peu plus que d’habitude,
peu de gens lui résistent.

Et c’est tant mieux.

Ne pas perdre la foi qu’une jolie histoire
puisse nous être donnée à vivre. Encore.
Ne pas nous barrer la route parce que des dizaines d’impasses nous ont été imposées.
Ne pas condamner tous les hommes et les femmes
parce qu’un ou deux ou trois nous ont fait souffrir.

En somme, ne pas faire payer au présent ce que le passé nous a volé.
Commencer un projet en étant négatif a toutes les chances de le voir échouer.

Retrouvons plutôt notre élan, notre enthousiasme, notre spontanéité.
Osons la confiance, le renouveau, le « pourquoi pas ».

Ok, on a les balises en alerte, des garde-fous
et même des munitions au cas où.
On n’est plus aussi nus et naïfs.
Mais l’on reste ouverts, indulgents envers nous-mêmes.
Puisque notre cœur bat et s’émeut, c’est que quelque chose est à vivre.
Quelque chose de singulier qui, quoi qu’il arrive, nous fera grandir.

On est loin d’avoir tout compris, tout vécu.
A trop se protéger, on stagne.
Accordons-nous le droit à d’autres émotions,
d’autres souvenirs, d’autres progressions.

L’histoire peut être belle.
Et il ne s’agit pas seulement d’amour,
mais de toute opportunité de changements, de rencontres, de voyages, d’expériences.

Stoppons un instant la fuite en avant, le cortège des « il faut », « je dois ».
Arrêtons le massacre du raisonnable.
Osons le pari du cœur, confiant, digne, capable d’émerveillement.

Et gardons en tête cette citation de Colette :
« Faites des bêtises mais faites-les avec enthousiasme ».

rire

Faites des bêtises, mais faites-les avec enthousiasme.

Colette.

Joli mois de Mai… et son cortège de « Fais ce qu’il te plait ».

Formidable ballet de tentations aux allures de clochettes, celles d’un brin de muguet aux parfums enivrants.

Respirons-le gaiement. Et offrons-nous quelques bêtises.

Des grandes ou des petites. Qu’importe !

Nous ne réussirons jamais à être un fonctionnaire zélé de la vie.

A ne pas vouloir autre chose que ce que l’on a, à rêver d’assouvir quelques pulsions ludiques, à perdre notre humanité dans un geste fou, mille fois fantasmé.

Puisqu’il est acquis que nous sommes imparfaits et donc perfectibles et donc soumis à l’erreur, choisissons d’en assumer les conséquences.

Avec enthousiasme. Un compagnon de route essentiel à nos motivations. Une entité en soi qui se définit dans la vérité et la naïveté charmeuse de nos croyances.

Le petit robot humain que nous sommes n’a pas et n’aura jamais l’irréprochable comportement face à toutes les situations.

Bienheureusement !

Si la finalité de nos projets puise sa source dans un cœur ardent, une exaltation sincère, une foi juvénile, n’importe quelle bêtise nous sera pardonnée.

C’est dans l’intention d’un acte que l’on réalise son vrai potentiel.

Donnons de l’amour à nos bêtises. Du panache, de la vitalité, de la fantaisie, de l’authenticité, de la candeur, du vrai, du profond.

Les bêtises sont sur notre chemin comme autant d’évidences pour nous dire « tu as vécu ». Tu as vécu de par tes choix et toute l’ardeur dont ils s’accompagnaient.

Ne nous en cachons pas. Bien au contraire. Apprenons d’elles.

Que la prochaine bêtise qui titillera votre envie contienne votre aura, l’entièreté de votre personnalité.

Qu’elle ne soit pas à contre-jour de votre lumière, à contre-courant de votre pensée, à contre-emploi de votre but.

Mais qu’elle éclaire de joie sa frivole trivialité et donne espoir qu’à la toute fin, elle n’ait même pas été une bêtise.

Qui sait, si d’oser, elle ne vous révèle à vous-même.

_MG_0522

«  Celui qui déplace la montagne,

c’est celui qui commence par enlever les petites pierres ».

Confucius.

Devant l’impossible de certaines situations, l’abandon semble souvent la meilleure solution. Fuir peut être une option, quand se battre relève d’un trop grand défi.

Et si, devant l’incommensurable, existait une troisième voie. Celle de ne pas voir les choses en un bloc, telle une montagne infranchissable, mais plutôt comme l’amalgame d’une série d’étapes à apprivoiser.

Confucius nous offre une belle métaphore de la relativité.

Soit nous prenons le problème de plein fouet comme n’étant qu’une entité. Entière. Compacte. Démesurée.

Soit nous décidons de se souvenir qu’une montagne c’est avant tout des millénaires de poussières agglomérées, poussées par bloc, surgie dans un temps infini.

Eh oui, rien ne s’est fait en un jour, même si tout peut s’écrouler en un instant.

Pour accéder au possible de son rêve, le chemin est parfois semé d’embûches. C’est aussi ce qui en fait sa valeur. L’immédiateté n’offrant qu’une sérénité passagère.

Le mot patience prend sens si la persévérance, la foi et le courage nous habitent. Franchir une montagne ne se fait pas d’un saut record (exception faite), mais pas à pas.

Acceptez que ça puisse ne pas être pas facile, c’est aussi ce qui différencie un vouloir d’un caprice.

Voyez les pierres sur le chemin. Qu’elles soient affectives ou matérielles. Allez-y doucement. Par étapes. Listez-les et n’hésitez pas à balancer celles trop chagrines qui épuisent votre énergie.

Libérez-vous de tous ces petits cailloux qui entravent notre marche. S’il en est de puissants qui s’acharnent à vous saper le moral, accepter de lâcher prise. Vous y reviendrez plus tard. Une solution se dégagera d’elle-même. Il est bien des choses pour lesquelles, seul le temps permet d’être efficace.

Alors, petit à petit, le chemin s’éclaircira. La montagne vous paraîtra moins colossale, plus accessible,  à peine empierrée.

N’attendez pas de miracle. Le miracle, c’est vous.

Vous. Votre détermination. La pertinence de votre projet.

Et tout l’amour que vous y mettrez.

 

019869 28 Mars 2015 Paris

« Profitez de la vie : il est plus tard que vous ne pensez. »

Proverbe chinois

Chaque matin qui s’éveille est une porte ouverte à un nouveau défi, une promesse, un possible ou peut-être un combat. Et si pour commencer la journée, nous habitions nos âmes d’une phrase positive, créatrice, auréolée d’énergie… capable de forcer notre nature à lâcher prise, ne serait-ce qu’un instant. Le temps d’une phrase à déguster comme on savoure son premier café, sa tasse de thé ou son verre de lait. Un breuvage sucré pour nos esprits saturés de toutes ces obligations qui nous attendent.

Profitez de la vie : il est plus tard que vous ne pensez.

Ce proverbe chinois nous parle du plaisir. Un plaisir souvent distancé par les obligations, l’urgence et les mille et uns tracas de notre quotidien. Un plaisir perdu dans le tourbillon d’un présent ramassé, contraint, multiple. Un plaisir toujours remis à plus tard ; procrastination obligatoire d’une vie minutée, comptabilisé, tendue vers l’efficacité.

Le temps qui passe nous avale. On ne voit pas passer les jours, les semaines, les années. Toujours en retard de quelque chose ou  de quelqu’un. Le plus souvent de nous-mêmes sans que nous en ayons conscience.

Et si nous inversions la tendance. Le temps d’un plaisir pour soi. A s’offrir au dessus du reste pour ne pas perdre de vue ce qui anime notre singularité, notre intériorité. Chaque jour au moins une minute… ne serait-ce qu’en y pensant.

Décider d’un projet, d’un achat, d’un rendez-vous.. quoi que ce soit qui impulse à notre journée le désir d’aller vers ce plaisir, une raison suffisante d’en accepter toutes les étapes nécessaires.

D’un voyage au long cours à une simple emplette vestimentaire ou culturelle…tout est possible…  pourvu que le plaisir soir là, que ce soit lui qui nous motive et nous propulse.

Arrêtons de remettre à plus tard ce qui est bon pour nous et prenons ce temps d’être ou de faire ce qui nous fait plaisir. Notre fatigue s’en trouvera allégée, notre sourire retrouvera de la vigueur, notre énergie se démultipliera.

Et même, et surtout, si c’est une journée ardue qui vous attend. Quand tout va mal et qu’on pense justement que tout peut finir là, dans l’instant, parce que l’on baisse les bras et que l’issue nous échappe, ne remettez pas ce plaisir à plus tard. Il y a au fond de vous quelque chose, vous le savez, qui vous appartient et qui peut vous procurer ce plaisir.

Que ce soit un souvenir, un objet, une émotion, vivez-le. N’étouffez rien. Allez-y a fond bien au contraire. Tout ce qui sort de nous nous épure. Alors voyagez léger et allez au-delà de votre plaisir. Egoïste ou pas. Petit ou grand.

Et Profitez de la vie : il est plus tard que vous ne pensez.

 

DSCF0990

« Soyez vous-même, les autres sont déjà pris »

Oscar Wilde

Allez oust !

On a ôté bonnets, écharpes, moufles, gros blousons

et on profite des premiers rayons du soleil.

Notre corps se dénude à mesure que monte la température.

Presque prêts pour une mise à nu partielle sous les UV d’un printemps estival.

Et si nous en faisions autant avec notre intériorité de façade !

Bas les masques ! A terre, les faux-semblants, les carapaces,

armures et autres artifices sociaux.

Pourquoi prétendre être autre que ce que l’on est ?

Pour prouver quoi ? A qui ?

De cette première trahison à nous-mêmes découlera

celle que les autres nous feront subir.

Imiter la vie n’est pas la vivre, c’est la singer.

Soyons fiers de ce que nous sommes.

Avec la somme de nos faiblesses et de nos atouts.

Aussi vrais dans nos erreurs que dans nos réussites.

La perfection est une illusion.

Personne n’est dupe, ou alors pas longtemps, de nos défauts.

Vouloir faire comme si, mieux que, comme untel,

demande une énergie qui nous perdra avant d’avoir atteint le but.

Prenons le risque d’être aimés pour ce que nous sommes vraiment.

Sans chercher à feindre ou à mentir.

Et n’en déplaise à certains, osons le pari d’être quittés.

L’unanimité est plus rare encore chez qui joue un double jeu.

Soyons vrais.

Aussi déplaisant que cela puisse paraître pour des personnes qui nous sont chères.

Si nous sommes aimés vraiment, nous serons acceptés tels quels.

Notre base est ainsi faite.

Nous pouvons l’améliorer, mais jamais en changer.

Polissons-la, mais ne la blâmons pas.

Trouvons ceux qui nous aiment pour ce que nous sommes et jouons franc jeu.

Acceptons d’être imparfaits mais entiers.

Sans trucages ni manipulations.

Évidemment, nous pouvons réussir en usant de mille stratagèmes.

Le monde contemporain ne cesse de diffuser ce message et d’achalander chaque mètre carré de bitume en ce sens.

Mais à quel prix et combien de temps avant que notre moi intérieur ne s’écroule de s’être à ce point renié ?

Arrêtons de nous faire souffrir pour masquer notre vérité bafouée.

Ceux qui compatissent ont bon cœur, mais c’est bien vous qui souffrez, seuls, à certaines heures de la nuit.

Notre friabilité peut devenir une force pour peu que nous renoncions à tout vouloir contrôler.

Soyons libres d’être qui nous sommes !

107. Et oui on y croit...

« Ils ont essayé de nous enterrer.

Ils ne savaient pas que nous étions des graines. »

Proverbe mexicain.

Spéciale chronique pour nous les femmes.

A l’occasion du 8 mars.

De nos aïeules aux futures générations.

Parce que nous avons su grandir, nous élever, ne jamais baisser les bras.

Sans féminisme exagéré ni vindicte arbitraire, mais dans l’éloge de nos possibles.

Pour saluer nos passions, nos victoires, nos courages.

Parce ce que nous sommes la source, le berceau, les graines.

Et quelles graines !

Celles de l’espoir, de l’audace, des combats, de la détermination.

Celles du dépassement, des convictions, des valeurs.

Au nom de l’amour, de la famille, des sentiments, du progrès.

Au nom de la vie !

Pour toutes les fois où l’injustice fait rage.

Où la dignité est bafouée. La parole muselée.

Parce que nos rebellions ne sont jamais des actes de guerre, mais des étapes, gagnées génération après génération, pour s’émanciper, trouver notre place, faire valoir nos droits.

Loin des ascendances et des prises de pouvoir abusives.

Loin des schémas ancestraux, castrateurs et mortifères.

Pour juste devenir actrices de nos existences.

Libres d’être celles que nous voulons être.

Dans la vérité de nos cœurs et de nos envies.

Se souvenir à chaque carrefour, chaque obstacle, chaque insuffisance, que nous sommes le berceau de ces graines.

Des graines d’abondance.

A ne jamais rivaliser dans la haine des hommes ou l’égalité des sexes.

Mais dans la certitude de notre légitimité.

A vous toutes,  aujourd’hui et demain  :

Irradiez la journée de vos sourires.

Qu’ils sèment partout des graines de bonheur

et fassent fondre les icebergs de l’adversité.

Bonne fête aux femmes. D’ici et d’ailleurs.

Que notre liesse traverse les océans, le temps, les montagnes

et nous donne la force de rester dignes et belles.

Je vous aime. Lou.