Avis sur « La femme-enfant »

Chronique sur le site de POLAR-AND-CO

Extrait : « voilà ma belle carapace brisée et absorbée par ce roman noir. J’y ai vu de la lumière, de l’espoir, j’y ai cru jusqu’à la dernière ligne mais non cette fin déroutante, ces mots ont eu raison de mon espérance. Je me suis noyée dans le moindre mot, posé là, comme une évidence, m’invitant à réfléchir sur chacun d’eux. Une danse irréelle et poétique s’est alors installée ».

Chronique sur le site de La Marine dévoile ses lectures

Livre en téléchargement exclusivement

Toutes les critiques à lire sur Amazon.fr

Sur Fb le 16/10/2017 par Gaëlle Restoux

Je n’ai jamais pleuré en lisant un livre, jamais… j’ai quelques fois versé deux ou trois larmes tout au plus, parce qu’un personnage, que j’affectionnais, mourait ou parce qu’une scène était parfois un trop violente et trop bien décrite, mais pleurer jamais ! J’ai ressenti des émotions étranges lorsque je m’imprégnais trop du livre que je tenais entres mes mains : des sourires, de la colère, ou plus déroutant, de l’excitation à lire des scènes de tortures. Que voulez-vous, je suis une vraie psychopathe par procuration. Et pourtant, voilà ma belle carapace brisée et absorbée par ce roman noir. J’y ai vu de la lumière, de l’espoir, j’y ai cru jusqu’à la dernière ligne mais non cette fin déroutante, ces mots ont eu raison de mon espérance. Je me suis noyée dans le moindre mot, posé là, comme une évidence, m’invitant à réfléchir sur chacun d’eux. Une danse irréelle et poétique s’est alors installée. Chaque mot a été lu, apprécié et compris. Je me suis laissée guider par Lisa dans les plus profonds méandres que l’être humain ne peut contenir, cacher, pour essayer de paraître. Les moments de doutes, de peurs, de questionnements mais également d’espoirs, d’amitiés et de soulagements, je les ai ressentis comme si je les vivais réellement.
Je savais que les romans noirs traitant de la psychiatrie étaient mes lectures préférées car tourments et déraisons sont souvent les pires tortures que l’esprit puisse connaitre mais je ne pensais, un jour, m’y engouffrer avec tant de passion.  Un moment de lecture qui restera inoubliable.
Et j’étais une femme-enfant ?

Sur Fb et tous les sites par Marine le 14/10/2017

J’ai lu ce livre en peu de temps mais j’ai été imprégnée de chaque mot, chaque phrase écrits par Lou Vernet. J’ai aimé que le récit soit écrit à la première personne du singulier car j’ai eu comme l’impression d’avoir l’héroïne qui me parle et non de lire ce livre. Les personnages sont tous attachants. C’est un livre qui se lit très vite mais qui est très profond et malgré la noirceur qui s’en dégage reste très humain. On voit que l’auteure sait de quoi elle parle quand elle décrit ce monde psychiatrique.

Par mail le 20/09/2017 par Danielle

Bonjour Lou, J’arrive avec un peu de retard ton donner mon ressenti de « La Femme enfant ». Je « m’en souviens » bien à présent ! Les phrases courtes, percutantes, m’ont frappé de plein fouet, au point de vivre les scènes comme si elles se déroulaient devant moi.  Les images défilent dans ma tête au fur et à mesure de la lecture. Des images précises, nettes, trop nettes. Je salue ici, le choix de tes mots, puissants, intenses, pénétrants pour décrire la solitude et le désespoir.. Des tournures de phrases parfois humoristiques pour décrire une réalité insupportable. J’ai ressenti une colère profonde, une révolte devant cette abomination, comme à chaque fois que l’on dévaste, que l’on saccage l’innocence… Ce livre est un cri…perçant. Merci Lou, continue à écrire, tu as un vrai talent.

Par Mollicone le 1er aout 2017 sur Amazon

Nous voilà transportés dans une clinique psychiatrique avec Lisa et quelques pensionnaires ayant vécus de grands traumatismes.
Roman déroutant et très sombre, des phrases courtes et percutantes, des mots qui font mouche. Une écriture remarquable.
C’est triste, émouvant, parfois violent, mais quel beau roman !!
Et puis une fin tellement inattendue, bluffante
Si vous ne l’avez pas encore lu, n’hésitez pas, vous passerez un beau moment.

Par Marie le 30 juillet 2017 sur Amazon : Captivant , happant , sublime !!!

Dès la 1ere page , vous êtes happée ; c’est plus fort que vous , vous ne pouvez refermer ce livre , les pages vous dévorent …
Un réalisme bluffant , saisissant de vérité par des mots justes , pointus , acérés , tranchant parfois .
Des mots qui frappent juste et vous ramène au plus profond de l’Ame , de l’enfance . Je fus tour à tour transporté , émue , heurtée par la « dureté  » mais justesse des situations ; je m’y suis retrouvée à certains moments .
Je ne veux rien vous dévoiler mais vous êtes transporté dans un univers pouvant paraître froid et glacial mais bien au contraire , vous plongez au cœur de l’Ame , nagez au milieu d’un océan d’émotions et de scènes saisissantes par leur réalité et véracité.
Vous êtes aux côtés des personnages qui vous emmènent avec eux dans leur voyage au centre d’eux même et …
Un final inattendu qui vous laisse pantois et sans voix !
Une auteure dont il faut retenir le nom car à n’en pas douter , Lou va faire parler d’elle.
Je suis scotchée par son écriture et j’en redemande ; à quand le prochain roman noir ou policier .
Merci Lou

Par Rachel le 23 juillet 2017 sur Amazon : A lire

Excellent, c est du concentré , émotion….je le conseille pour des gens qui ne sont pas trop sensibles….
J avais vraiment l impression d y être .

Par Gilberte Bernard le 10 juillet 2017 : Bluffant !!!

Dès les premières pages j’ai été happée par l’écriture de Lou.Une histoire pas tout à fait vraie, comme le précise l’auteure au début du livre,mais tellement réaliste!!!Je me suis laissée emportée par Lisa et ses « délires » !!!Tous ces personnages semblent si réels!!!Je n’ai pas vu venir la fin et wouah!!!Un roman noir à lire absolument!

Com complété par un post sur fb : je termine à l’instant le roman noir de Lou Vernet la femme-enfant mon seul regret pas de livre papier! Mais une belle découverte de cette auteure! J’ai été happée des les premières pages par cette histoire et l’écriture de Lou Valérie Vernet et la suite ne pas déçu, un voyage dans la folie de Lisa si vrai que parfois j’ai oublié que j’étais dans un roman. Et la fin que je n’ai à aucun moment vu venir Wouah! Merci l’auteure pour ce bon moment de lecture!! mon coup de coeur pour Lou se confirme avec ses écrits!!! Je regrette de ne pas avoir pris tes petits livres !!!

Par Client d’Amazon le 5 juin 2017 : une pépite

J’ai découvert Lou Vernet à travers sa nouvelle dans d encres et de sang. J ai adoré. Là avec la femme – enfant est le tout 1er livre que j ai lu. Un univers à elle, dans lequel nous sommes de suite plonger . Et un bouillon de ressenti!! Je le conseille vivement. Pas dessus bien au contraire, je continuerai à la lire

Par Client d’Amazon le 27 mai 2017 : Dans la brume psychiatrique

Un thriller psychiatrique qui impacte fortement le lecteur. Lou Vernet nous entraîne dans une exploration de l’âme humaine qui ne peut laisser indifférent.

Par Client d’Amazon le 24 mai 2017 : A Lire

Roman dérangeant de par son contenu,très bien écrit et agréable à lire. Il donne à réfléchir. Mon 1er de cette auteure et probablement pas le dernier.

Par Mystralou13 le 24 mai 2017 sur amazon : Formidable

Un roman noir, fort, captivant, incisif, dérangeant et poignant aussi… On est saisi par l’histoire, les phrases sont percutantes, les mots sonnent justes…. Emotions, blessures, souffrances, interrogations, tout est très bien décrit et nous interpelle. Quelle plongée dans la psyché et l’âme humaine !!!! J’ai découvert Lou Vernet, avec ce livre, j’ai hâte d’en lire d’autres, c’est une auteure à suivre !!!!

Annick Lecture sur Fb le 30/01/2017

Bonsoir, lu « La femme-enfant » de Lou Valérie Vernet. Un gros coup de cœur pour ce roman à huit clos en univers psychiatrique.
Dérangeant, troublant, stupéfiant mais au plus profond très touchant.
Juste un extrait pour donner le ton :
« Sans répit, avec brutalité et dans le déchirement, la vie rompt, casse, détruit, donne un peu, reprend toujours. »
Je ne connaissais pas cette auteur que j’ai découvert par le biais de Fabrice lors du salon de Nemours et franchement j’aurais raté une belle occasion de ne pas la lire… j’ai tout simplement été scotchée aussi par les dernières pages…..
Résumé :
Extrait : Pour la première fois ce matin, Luc m’a fait passer un papier « Qu’est-ce que tu connais le mieux de toi que les autres utilisent le plus ? ». J’ai su que ça venait de lui parce qu’après ça, il n’arrêtait pas de me regarder. J’ai haussé les épaules, style « tu m’en poses une colle » et j’ai pensé « foutu monde que le nôtre ». Y en a pas un pour rattraper l’autre. Des mots jetés à la dérive, devinette à deux balles, jeux de pistes pour trouver le trésor. Abattez les arbres, débitez le papier, la misère va parler. Je lui ai quand même répondu par une autre question « Enfermé dans un cercueil, le tête en bas, je parle toutes les langues. Qui suis-je ? ».
Une seconde amitié était née !
César lui, il a trouvé tout de suite. Il est sagace. Quand à Tibo, c’était le week-end, il avait une perm’ exceptionnelle.
Pas dit pourquoi. On attend qu’il revienne.

Nei Gong le 15/09/2016 : A LIRE VITE : Une écriture tendue, avec des mots qui claquent à l essence même de l existence , car par le choix…Une force dans l émotion et dans la fragilité..Très impressionnant ! Très émouvant !
A Lire ! Vite !

30 Juillet 2015 par Marie : Dès la 1ere page , vous êtes happée ; c’est plus fort que vous , vous ne pouvez refermer ce livre , les pages vous dévorent … Un réalisme bluffant , saisissant de vérité par des mots justes , pointus , acérés , tranchant parfois .
Des mots qui frappent juste et vous ramène au plus profond de l’Ame , de l’enfance . Je fus tour à tour transporté , émue , heurtée par la « dureté  » mais justesse des situations ; je m’y suis retrouvée à certains moments .
Je ne veux rien vous dévoiler mais vous êtes transporté dans un univers pouvant paraître froid et glacial mais bien au contraire , vous plongez au cœur de l’Ame , nagez au milieu d’un océan d’émotions et de scènes saisissantes par leur réalité et véracité.
Vous êtes aux côtés des personnages qui vous emmènent avec eux dans leur voyage au centre d’eux même et …
Un final inattendu qui vous laisse pantois et sans voix !
Une auteure dont il faut retenir le nom car à n’en pas douter , Lou va faire parler d’elle.
Je suis scotchée par son écriture et j’en redemande ; à quand le prochain roman noir ou policier .
Merci Lou

Emis  le 30/07/2015 par Aguilera : Dès la 1ere page , vous êtes happée ; c’est plus fort que vous , vous ne pouvez refermer ce livre , les pages vous dévorent … Un réalisme bluffant , saisissant de vérité par des mots justes , pointus , acérés , tranchant parfois .
Des mots qui frappent juste et vous ramène au plus profond de l’Ame , de l’enfance . Je fus tour à tour transporté , émue , heurtée par la « dureté  » mais justesse des situations ; je m’y suis retrouvée à certains moments .
Je ne veux rien vous dévoiler mais vous êtes transporté dans un univers pouvant paraître froid et glacial mais bien au contraire , vous plongez au cœur de l’Ame , nagez au milieu d’un océan d’émotions et de scènes saisissantes par leur réalité et véracité.
Vous êtes aux côtés des personnages qui vous emmènent avec eux dans leur voyage au centre d’eux même et …
Un final inattendu qui vous laisse pantois et sans voix !
Une auteure dont il faut retenir le nom car à n’en pas douter , Lou va faire parler d’elle.
Je suis scotchée par son écriture et j’en redemande ; à quand le prochain roman noir ou policier .
Merci Lou

Emis  le 03/09/2015 par okbi emmanuelle  : Tibo, César, Luc, Dj Ay, la psy et la narratrice… Autant de blessures ouvertes,à peine cicatrisées. Roman magnifique d’émotions ; entre silences, rires et pleurs. Je ne connaissais pas l’écriture de Lou Vernet. Merci la vie de m’avoir fait rencontrer cette écriture. « Notre besoin de consolation est impossible à rassasier », Stig Dagerman. Il est 10h45, je n’ai pas RDV avec les anges, mais j’ai eu RDV avec un vrai moment de lecture.

Emis  le 11/08/2015 par DVero24   : 3 ème roman que je lis de cette auteure et je retrouve bien, dans celui-ci, la plume de Lou Vernet, toujours soucieuse du détail « psychologique et comportemental » de ses personnage.
D’un extraordinaire réalisme, les traits sont tellement précis que je me demande parfois où est la fiction dans ces descriptions si réelles ?
Ce roman, dans le milieu de la psychiatrie, entre névrose et psychose, parfaitement illustré, mêlant violence, souffrance, émotion, empathie…….ne laisse pas indifférent.
Il nous amène à nous interroger sur les névrosés en puissance que nous sommes, mais nous rassure en même temps, d’une part, de ne pas avoir basculé de l’autre côté de la ligne et/ou de s’en être sorti et, d’autre part, en renforçant l’idée que toutes les épreuves que nous traversons si elles ne nous tuent pas, nous font grandir.
Quant au dernier paragraphe ……inattendu !
Et au regard des premiers mots de ce roman et en référence à Stéphen King : « La fiction n’est-elle pas la part de vérité qu’il existe en chaque mensonge? »

Emis  le 11/08/2015 par Cloy9800  : Dès les premiers mots du roman, le ton est donné. Vous vous retrouvez dans un univers qui ne peut laisser indifférent. Un voyage vers soi, vers nos souffrances qui dirigent bien trop souvent nos vies. Mais ce sont ces mêmes souffrances qui un jour nous permettent de vivre des moments de bonheur. Alors si vous n’avez pas peur d’aller au delà de vous même, ce livre est pour vous….

Emis  le 03/08/2015 par Pouillot Véronique  : Wahou ça décoiffe ! Une sombre histoire dans les labyrinthes de la conscience ou l’inconscient ?. En équilibre sur un fil, Lou Vernet croise ses personnages sans ménagement pour une fin déroutante. Du cœur, des tripes et beaucoup d’habilité qui interroge le lecteur sur les frontières de la folie. Bravo à cette nouvelle auteure au style singulier… On en redemande !

Emis  le 29/07/2015 par dany Finance : Un grand moment de bonheur Lou ton livre ….qu’elle veracité dans tes propos concernant le milieu psychiatrique et que de souffrances derrière tes mots …
C’est magnifiquement écrit. Bravo et merci Lou ,vivement le prochain !

 

Emis  le 29/07/2015 par Patricia,  sur Amazon.fr

Excellent livre !!!
Une fois encore, Lou Vernet nous bluffe et nous transporte dans un univers dérangeant, singulier et pourtant si proche de notre côté « border-line » généré par notre société schizophrénique.
Le style de l’auteure – sa signature désormais – est époustouflant. Encore une fois, elle oscille entre langage populaire, tirades psychologisantes, envolées lyriques, etc. Mais c’est surtout une réflexion sur les arcanes de la nature humaine. Sa complexité profonde. Elle sonde l’âme, les blessures profondes de l’existence et leurs conséquences sur les êtres. Bien que les cas soient « cliniques », Lou Vernet les dissèque au scalpel et les rend profondément humains. Ses personnages, malgré – ou en raison de – leurs névroses nous touchent. Qui ne se reconnaîtra pas dans les relations enfant-parents ? Dans les incidents – accidents – de la vie ? Nous sortons de la lecture en nous disant que nous sommes des survivants, que nous avons eu de la chance de ne pas avoir connu les mêmes blessures ou de s’en être sortis, pas forcément indemnes, mais grandis.
En « refermant » le livre, nous nous sentons proches de comprendre le fameux « Ce qui ne tue pas rend plus fort ». Aphorisme attribué à Goethe ou à Nietzsche – encore deux tourmentés géniaux et subliminaux. Et le « connais-toi, toi-même » de Socrate devient notre horizon de vie et de conduite.
Vous l’aurez compris, le nouveau roman de Lou Vernet est, une fois encore, une exploration de l’âme humaine qui contribue à nous accompagner de l’enfance à l’âge adulte, et non, comme le titre l’indique, à nous faire stagner voire régresser. Un livre de vie donc, aussi complexe que celle des lecteurs.

 

Reçu sur Fb le 26/07/2015 par Isabelle et en ligne sur Amazon.fr

Avec La Femme – Enfant, on se sent happé dès les premières lignes par cette écriture cristalline, ciselée et épurée aux accents poétiques.
On y retrouve les thématiques de l’enfance, de la relation mère – fille, père – fille et des traumatismes de l’en
fance qui vous marquent au fer rouge.
Des phrases qui claquent et résonnent comme des maximes entêtantes. Une écriture qui renvoie sans détour, de manière frontale à soi-même.
Une écriture lumineuse qui coule depuis la source des ombres et des lumières de l’âme humaine.
Une finesse qui coexiste de manière oxymorique avec la brutalité et la violence soudaine de certaines scènes. C’est là que réside peut-être toute la complexité de la vision de l’auteure où l’espoir peut succéder au désenchantement le plus total et inversement.
À mon sens, la phrase clef du roman et de l’oeuvre de Lou Vernet : « La souffrance doit être fondatrice. ».

 

Extrait :

D’abord tu t’engourdis. Un verre, deux verres, le flacon. Comme tu n’es pas sûr que ce sera assez, tu rajoutes une pilule, ou plus. Mais pas le tube. Si c’est un des moyens, ce n’est pas le seul.
Commence alors le voyage, vaste programme. Dans une sorte de no man’s land, entre l’esquive et l’absence, un intervalle presque véniel, étrange et second où tu t’assoupis. Mais tu ne dors pas, c’est juste que tu dilues. Le bien, le mal, l’amour, la haine, toutes ces conneries qui ont fait ta peine et ton désespoir.
Paradis infernal !
Puis tu tâtonnes et tu le trouves. Il était là, en éveil, pas si loin. Dur et froid. Puissant et prometteur. L’exorciseur !
Sa lame glisse une première fois. Tu l’aiguises au duvet de ta peau, juste à l’endroit de cette belle veine bleue, tendue, offerte. Une seconde fois encore. Cet opinel acheté six francs six sous s’attarde et se languit. Tout est possible. Ce n’est plus ni froid ni chaud, ni mal ni bien. C’est, tout simplement.
Alors tu fermes les yeux. Et tu descends loin en toi. Là où sont écrits tous les pourquoi du comment. Ce qui fait que t’en es arrivé là. Enormité absurde d’un malentendu originel.
Et tu tranches. Net. D’un coup.
Même pas mal.
Presque trop facile.
La couleur jaillit qui te soulage. C’en est presque vivant. Tout était si noir, si continuellement noir.
Ton corps cède enfin et tu t’allonges. Tu hoquettes – ou tu soupires – et tu t’endors. La souffrance s’écoule, se répand, épaisse et chaude. Elle ne suinte plus, elle donne libre cours. C’est beau ça, libre cours. Ça veut dire sans barrage. A flot. Tant qu’il y en a.
Ce fiel qui battait à tes tempes et circulait sans raison se dissout. Parti le poison. Mort le venin.
Tes rêves sont là qui s’impatientent… ils vont bien durer l’éternité. C’est si court l’éternité quand on a à ce point espéré qu’elle nous délivrerait.